A royal affair, Hannibal à la cour du roi

Struensee ( Mikkelsen) réfléchit au futur lumineux du pays

C’est après avoir découvert le charismatique Mads Mikkelsen sous les traits d’Hannibal – dans la série du même nom – que je me suis intéressée de plus près à sa filmographie (je l’avais précédemment fait pour Edward Norton, Tony Leung ou Charlotte Gainsbourg).

Bref, c’est comme ça que je me suis retrouvée à faire la sieste devant Coco Chanel & Igor Stravinsky, à m’ennuyer devant Casino Royale, mais allez ne désespérons point. Tentons de regarder A royal Affair, sorti en 2012.


A Royal Affair (En kongelig affære, en danois) narre l’histoire vraie de la passion entre Caroline-Mathilde de Hanovre, qui fut la reine du Danemark de 1766 à 1775 et Johann Friedrich Struensee, alors médecin du roi.
Mouairf, encore une histoire de liaison niaiseuse, ai-je pensé, l’image d’une Coco glaciale et d’un Igor soupe au lait encore en tête. Que nenni, que nenni, cette histoire-là aura un impact non négligeable sur le paysage politique danois.

Une liaison emblématique

L’histoire d’amour est présente dans quasiment tout le film – bien que reléguée au second plan et servant d’alibi aux détracteurs – mais la relation la plus intéressante est celle entretenue par le roi et son médecin, instaurant bon nombre de lois progressistes à un rythme effrené.

Le roi Christian VII, un chouilla barré

Parce que notre Struensee (savamment interprété par Mads Mikkelsen), grandement inspiré par nos Lumières, va jouer de son influence sur le roi du Danemark, Christian VII (Mikkel Boe Følsgaard). Ce dernier n’est pas très stable, immature et plus intéressé par les « prostituées aux gros seins » que par sa femme et par la cour, qui le lui rendent bien.

La reine Caroline, mal barrée

Le personnage de la reine (jolie Alicia Vikander), dont les traits encore nubiles masquent un caractère bien trempé est également une bonne surprise. Les faits relatent une personnalité à part, naturelle et sans chichis, et c’est bien retranscrit dans le film. Au vu de ce que j’ai pu lire, la trame a su rester fidèle à la réalité (bien qu’en Histoire, rien ne soit jamais certain).

A Royal Affair, c’est enfin l’occasion de s’intéresser à l’histoire d’un pays somme toute assez discret mais non moins intéressant, à une époque où les changements instaurés par les Lumières font fleurir toute l’Europe, l’enveloppant d’un parfum de liberté nouvelle.

Et aussi, le film permet d’entendre l’interprète d’Hannibal à la moue énigmatique s’exprimer dans sa langue natale, ma foi, agréable à l’oreille. (C’est mon âme de curieuse linguistique qui parle, là)

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