Alejandro s’ramène au bar

Dans un souci d’homogénéité, j’essaie de rassembler sur ce blog tous les articles rédigés de ci de là. Voilà la traduction de ma critique de deux films du réalisateur espagnol Alejandro Amenábar. (Version en anglais ici)

Je viens juste de regarder deux films du jeune réalisateur Alejandro Amenábar.

Le premier s’intitule Abre los ojos (Ouvre les yeux), 1997, que la plupart des gens connaissent mieux dans sa version américaine Vanilla Sky (avec Tom Cruise et Penélope Cruz, qui nous fait le plaisir de sa présence dans les deux films) de Cameron Crowe. Je suis contente de ne pas avoir vue le remake quand j’en ai eu l’occasion il y a plusieurs années , ma mère étant une grande fan de Tom Cruise (bien qu’heureusement son attrait pour lui se soit attenué depuis ses délires scientologiques et katiesques, bref), ce visionnage aurait clairement gâché le plaisir que j’ai eu en regardant la version espagnole.

L’histoire ? César, beau gosse pété de thunes mène une vie épicurienne pleine de coups d’un soir jusqu’à ce que l’un d’entre eux, Nuria veuillle – pas juste une petite envie de poulet à 2 heures du matin, non – non elle veut vraiment que ça ne dure pas qu’un soir. Bien sûr, notre homme à femmes s’en fiche totalement et alors qu’il essaie de la semer lors d’une de ses fêtes, il fait la rencontre de la belle Sofia (Pénélope Cruz) et… évidemment elle fait de notre Don Juan un Prince Charmant éperdument amoureux. Ca aurait pu finir comme cela et nous aurions une énième comédie romantique new-yorkaise – euh madrilène. Vous pouvez vous arrêter ici si vous ne voulez pas que l’intrigue vous soit dévoilée.

Mais voilà que Nuria refait son entrée. Elle lui propose de le ramener en voiture et notre Don Juan bien fatigué accepte. Il ne cille pas trop quand sa conductrice avale une poignée de pilules et commence à parler du bonheur, non. Il commence à flipper quand elle se met à conduire de plus en plus vite. Caramba, nous voilà projetés hors de la route !
Elle meurt. Il vit. Il tient plus d’Elephant Man que de Banderas à présent. Mais ça n’est pas le pire. Les projections dans l’avenir de notre protagoniste nous montre qu’il est désormais à l’asile, accusé de meurtre.

Je n’en dirai pas plus. Juste que nous avons là l’un de ces thrillers à couper le souffle. Tout se mélange et se recoupe comme dans un mauvais rêve.

Le second film s’intitule Les autres, avec Nicole Kidman. L’intrigue se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale et nous raconte l’histoire d’une bigote qui vit dans une maison assez glauque entourée de brume avec ses deux enfants photophobes.
Ses domestiques sont partis, envolés. Elle en emploie trois nouveaux. Peu près, les six personnages assistent à des évènements assez étranges dans la maison. On dirait qu’ils ne sont pas seuls.
Ça a l’air cliché comme ça, non ? Bien que d’apparence, il soit très conventionnel, ce film a ses moments de frisson efficaces sans avoir à recourir à des tonnes de peinture rouge et d’effets spéciaux, et a des retournements de situations assez surprenants. Il vaut mieux que la plupart des films du genre qu’on a l’habitude de voir ces temps-ci, dans mon humble opinion.

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