La fée du printemps

À l’occasion de mes 200 tweets sur… hé beh Twitter, j’ai organisé un petit kiriban. La première personne à commenter pouvait me demander un dessin de son choix.

Il se trouve que je viens de recevoir une boîte de 24 crayons Polychromos Faber Castell pour mon anniversaire. Il fallait donc que je les essaie.

Une oeuvre d’art en soi, ces crayons <3

Et je ne suis pas déçue : les couleurs sont magnifiques, la photo suivante ne leur rendant pas grâce.
Voilà, du coup, une petite fée du printemps.

La fée du printemps

Je ne suis pas satisfaite du rendu de ma fée. À votre avis, que fait-elle ? (réponse plus bas)

A. Elle danse
B. Elle fait pipi sur les fleurs (pas mon idée)
C. Elle essaie de les cueillir

Réponse : Je voulais qu’on ait l’impression qu’elle nourrit les plantes (cheveux d’eau + lumière qui sort des mains) mais bon. Elle a plu à sa nouvelle propriétaire, c’est l’essentiel.

Je posterai bientôt le dessin du 2ème gagnant du kiriban ! À tout bientôt !

Fimoteries – mes premières créations

Je me suis mise à la fimo il y a quelques temps. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une sorte de pâte à modeler (argile polymère, pour être exacte) qui se chauffe au four. J’ai déjà plein d’idées en voyant les sublimes créations de certaines ! Des bijoux, des broches, des porte-stylos…

Et surtout… Grâce au transfert d’images possible sur la pâte, je pourrai y apposer mes demoiselles ! 🙂

En premier, j’ai crée un Kirby à la demande de mon chéri-kun.

Un Kirby en fimo

Ensuite, pour les fêtes, j’ai crée des perles pour les monter en boucles d’oreille. Le principe utilisé, ce sont les canes. Les canes, en gros, c’est créer un rouleau contenant un motif, d’en couper de petites tranches pour les coller sur des perles. (La qualité de la photo est pourrie, désolée)

Morceaux de canes et perle
Perles réalisées à partir de canes
Perles montées en boucles d’oreilles

Et, en bonus, ça n’est pas de la fimo mais ça reste un bijou, un bracelet réalisé à partir de dentelle et de perles (apparemment, la tendance est à la dentelle, cette année, en plus) :

Dentelle + perles !

Je vais instaurer une rubrique Artiste du jour où je vous présenterai les artistes (designers, illustrateurs ou fimoteurs) qui m’inspirent, en attendant, vous pouvez consulter ces liens très utiles :

Hasta pronto avec la fimo… Ahem.

A royal affair, Hannibal à la cour du roi

Struensee ( Mikkelsen) réfléchit au futur lumineux du pays

C’est après avoir découvert le charismatique Mads Mikkelsen sous les traits d’Hannibal – dans la série du même nom – que je me suis intéressée de plus près à sa filmographie (je l’avais précédemment fait pour Edward Norton, Tony Leung ou Charlotte Gainsbourg).

Bref, c’est comme ça que je me suis retrouvée à faire la sieste devant Coco Chanel & Igor Stravinsky, à m’ennuyer devant Casino Royale, mais allez ne désespérons point. Tentons de regarder A royal Affair, sorti en 2012.


A Royal Affair (En kongelig affære, en danois) narre l’histoire vraie de la passion entre Caroline-Mathilde de Hanovre, qui fut la reine du Danemark de 1766 à 1775 et Johann Friedrich Struensee, alors médecin du roi.
Mouairf, encore une histoire de liaison niaiseuse, ai-je pensé, l’image d’une Coco glaciale et d’un Igor soupe au lait encore en tête. Que nenni, que nenni, cette histoire-là aura un impact non négligeable sur le paysage politique danois.

Une liaison emblématique

L’histoire d’amour est présente dans quasiment tout le film – bien que reléguée au second plan et servant d’alibi aux détracteurs – mais la relation la plus intéressante est celle entretenue par le roi et son médecin, instaurant bon nombre de lois progressistes à un rythme effrené.

Le roi Christian VII, un chouilla barré

Parce que notre Struensee (savamment interprété par Mads Mikkelsen), grandement inspiré par nos Lumières, va jouer de son influence sur le roi du Danemark, Christian VII (Mikkel Boe Følsgaard). Ce dernier n’est pas très stable, immature et plus intéressé par les « prostituées aux gros seins » que par sa femme et par la cour, qui le lui rendent bien.

La reine Caroline, mal barrée

Le personnage de la reine (jolie Alicia Vikander), dont les traits encore nubiles masquent un caractère bien trempé est également une bonne surprise. Les faits relatent une personnalité à part, naturelle et sans chichis, et c’est bien retranscrit dans le film. Au vu de ce que j’ai pu lire, la trame a su rester fidèle à la réalité (bien qu’en Histoire, rien ne soit jamais certain).

A Royal Affair, c’est enfin l’occasion de s’intéresser à l’histoire d’un pays somme toute assez discret mais non moins intéressant, à une époque où les changements instaurés par les Lumières font fleurir toute l’Europe, l’enveloppant d’un parfum de liberté nouvelle.

Et aussi, le film permet d’entendre l’interprète d’Hannibal à la moue énigmatique s’exprimer dans sa langue natale, ma foi, agréable à l’oreille. (C’est mon âme de curieuse linguistique qui parle, là)

« On est les Canadiens de l’Europe ! » dixit les Danois dans South Park

Des demoiselles mauves et bleues

Je me rends compte que je ne poste plus beaucoup sur le blog (peut-être parce qu’il n’y a pas grand monde qui le lit, aha!). Mais allez, pour la forme et avant que j’aille migrer vers WordPress où je tâcherai d’être plus assidue. Des gribouillis au crayon.

« Il était une fois l’attentisme… Et le monde devint sa prison. Fin »
In love with Kirby
Du tabagisme actif

En attendant mon nouveau blog, vous pouvez me rejoindre sur ma page Facebook, plus souvent mise à jour, ou bien sur mon Twitter !

Herman Düne: folk frenchy !

Je crois que j’ai découvert ça sur Fip il y a quelque temps… J’ai cru que c’était un vieux morceau de country américaine… Curieuse de savoir qui composait ce morceau entraînant, j’ai donc fait ma petite recherche. Holding a monument, de Herman Düne.

En fait, Herman Düne, c’est un groupe de chez nous, un duo composé de David-Ivar Herman Dune et de Néman Herman Dune. Actifs depuis 1999, ils étaient au départ trois frères aux influences variées : alors, il y a bien sûr Bob Dylan, mais aussi The Velvet Underground, Neil Young, Sebadoh…

Holding a monument, pêchu, enchevêtrement d’une voix masculine et de voix féminines, sonne comme une hymne, et reste dans la tête immédiatement après l’écoute.

Le morceau est tiré de la bande originale  (composée par les frérots) du film Mariage à Mendoza (2013), un road-trip franco-belgo-argentin d’Edouard Deluc. Mes morceaux favoris : l’intro Mariage à Mendoza, instrumental,  Holding a monument bien sûr, Escape to the moon, et ses envolées atmosphériques, The great escape, qui me donne envie de galoper au milieu de mon salon vers l’horizon.

  • Le site officiel d’Herman Düne, pas très complet mais bon

Jeu de textures

Mon blog est relooké, depuis le temps que je voulais le faire! Je voulais un truc plus coloré et lisible !

Mes dessins sont relookés aussi ! J’me suis remise à ‘Toshop et, inspirée par de jolies textures, j’ai retravaillé mes dessins scannés aux filtres un peu moches…
Ces textures ne sont pas de moi, elles sont de Resurgere et  Maria Romero !

I like you Mucha !
Cot’ Cot’ channel
Seaweed
Mon étoile s’étiole
Elle et son chat
Légère

Kids on the slope : Japon, sixties & jazz

Après les re-visionnages de Cowboy Bebop (1998) et de Samurai Champloo (2004), deux perles d’animation japonaise réalisées par Shin’ichirô Watanabe, je me suis mise en quête d’autres productions du Sensei. Ah tiens, Kids on the Slope, avec en prime, pour la bande son, la pétillante Yoko Kanno (membre du collectif de jazz The seatbelts, compositrice de la bande originale de Cowboy Bebop, entre autres).

L’histoire : des lycéens qui jouent du jazz dans le Japon en mutation des années 60 et leurs intrigues amoureuses. Bon, il n’y a que douze épisodes mais ça m’a l’air sympa ! C’est parti, Kids on the slope, des gosses sur la pente ou en japonais 坂道のアポロン, Sakamichi no Apollon (Apollon sur la pente). 
Ça n’est pas scénarisé par l’ami Watanabe, c’est tiré d’un manga en 9 volumes de Yuki Kodama. 12 épisodes pour 9 volumes, c’est peu, mais bon. C’est très prometteur.

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Nodame Cantabile : du classique et de l’humour

Chiaki et Nodame, les deux héros de Nodame Cantabile

A la recherche d’un jousei (un manga pour femmes) à la hauteur de Nana – qui est toujours en hiatus à cause des problèmes de santé de son auteur, Ai Yazawa – je suis tombée sur un anime du nom de Nodame Cantabile. Un thème similaire, la musique. Et comme souvent dans les jousei, de jeunes femmes qui se cherchent.

J’ai tout de suite accroché. Le premier épisode est hilarant. Nodame, notre héroïne, qui joue du piano comme une chanson (Cantabile) de façon brute et désordonnée, est aussi désordonnée dans la vie de tous les jours. Son appartement est une véritable déchetterie et, peu encline à jouer comme il le faut ses sonates de Beethoven, elle préfère composer des chansons sur le thème des pets.  Elle nous est présentée du point de vue de son sempaï, le beau et talentueux (mais un peu pédant) Chiaki, qui s’avère être son voisin de pallier. Quand il s’agit de Nodame, Chiaki ne sait pas s’il doit être excédé, dégoûté ou blasé. Mais ce qu’il sait, c’est qu’elle est un diamant brut, et que dans sa façon de jouer si déconcertante, il y a quelque chose… et il ne va pas laisser passer ça.

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La vendetta d’un homme libre

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit sur un film. Ces temps-ci, la cadence (et le retard) avec lesquels je les regarde m’en ont empêchée. Je ne vais pas être originale en vous proposant au menu du western spaghetti arrosé d’une tonne d’hémoglobine à la Kurosawa. Bref, en parlant du dernier film de Quentin Tarantino, Django Unchained. Un article pour habituer à nouveau ma plume usée à gribouiller sur le 7ème art.

King Schultz
(C.Waltz)

C’est surtout pour moi (comme pour beaucoup) l’occasion de revoir l’interprète de l’ignoble mais très charismatique Colonel Hans Landa, personnage d’Inglorious Basterds (2009), le brillant Christoph Waltz. On a les mêmes ingrédients, un personnage intelligent, raffiné, cultivé et dont l’aisance à manier différentes langues semble fasciner Tarantino autant que nous. C’est sûrement ce qui a poussé notre réalisateur amoureux  de longues diatribes à collaborer à nouveau avec Waltz.

Le Docteur King Schultz, ancien dentiste devenu chasseur de têtes pour l’État, tout en étant un homme progressiste et empathique, va être l’élément déclencheur à la libération de ses chaînes du personnage principal, Django (Jamie Foxx), esclave à la recherche de sa dulcinée qui va s’avérer être un partenaire très doué dans le crime « légal ». Ils seront amenés à faire affaire avec l’esclavagiste « francophile » Calvin Candie (joué avec brio par un Leonardo DiCaprio transformé) un personnage jubilatoire haut en couleurs qui sous ses airs raffinés cache un esprit sadique et superficiel, un enfant gâté paterné par son servile serpent de serviteur, Steven (excellent Samuel L. Jackson).

Calvin Candie (L.DiCaprio)

Beaucoup critiquent Tarantino pour ses grosses approximations et anachronismes historiques. L’on dira qu’il n’était pas si rare avant la guerre de Sécession de voir déjà dans le Sud des personnes noires sur des chevaux, ou bien que les gens ne s’exprimaient pas de telle ou telle façon. Mais comme pour son précédent film, ce n’est pas d’Histoire avec grand H dont il est question, mais plutôt d’histoire dans le sens de la narration. Car comme Bill (dans Kill Bill) ou Schultz qui au coin d’un feu content une fable à un interlocuteur tout ouïe, Quentin aime narrer l’histoire à sa façon, celle d’un gosse amoureux de cinéma, et tout est fait pour que les férus y trouvent leur compte. De l’apparition de guests de toutes les générations télévisuelles jusqu’aux clins d’œil aux Django originaux, derrière l’aspect tragicomique et extrêmement violent du film, si l’on s’attarde sur les détails, l’on se rend compte que l’univers de Tarantino est une mosaïque d’influences dont il ne se cache pas, au contraire.

« Django. Le D est muet » dit Django (J.Foxx) ; « Je sais », répond Vessepi,  joué par Franco Nero, l’interprète du Django original (1966)

Et justement, dans le cadre d’un film, tout est possible. Même de réécrire l’histoire, de se venger d’atrocités commises au moyen d’une réalité alternative. Dans Inglorious Basterds, c’était la jeune juive Shoshanna qui nous offrait ce spectacle, et Django fait la part belle à un esclave de l’Amérique post-coloniale, qui libéré de ses chaînes se déchaîne contre les opulents esclavagistes.

Pour moi, Django, c’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir des facettes du cinéma qui m’étaient peu connues. Un Tarantino, c’est comme un restaurant de cuisine fusion où les palais non préparés découvrent en douceur de nouvelles saveurs qui se combinent à celles qu’ils connaissent déjà. Après, on aime ou on aime pas, mais ça ne laisse personne indifférent.

Tout n’est pas rose à Candieland néanmoins, et il y a dans la dernière demi-heure du film des actions des personnages qui me donnent l’impression d’être là pour mener à ces effusions rouges de partout, typiques du réalisateur, quand peut-être justement pour être surpris, aurions-nous aimé quelque chose de différent.

Ondine quoi ce soir ?

Gribouilli  au stylo bic et au crayon

Je repense à cet auteur qui disait que l’humain est foncièrement triste. Que toute passion, amour, hobbie, n’est qu’illusion pour combler cette infinie fatalité. Remplir ses jours d’un rien, vouloir être un tout, comme des anges perdus dans un monde qui n’est plus le nôtre, qui ne l’a jamais été, trop hostile pour nos fragiles êtres.