L’homme qui souriait – Henning Mankell

Ce roman policier du suédois Henning Mankell a pour héros l’inspecteur Kurt Wallander, qui semble le personnage fétiche de l’auteur, un peu comme Hercule Poirot était celui d’Agatha Christie.

Alors que celui-ci tente d’oublier qu’il a tué un homme à l’étranger, Gustaf Torstensson, un petit avocat de province sans problèmes, meurt des suites d’un accident de la route. La cause ? Un mannequin de taille humaine placé sur la route.
Pendant ce temps, le fils du défunt trouve Wallander dans sa retraite danoise et lui explique qu’il sent ses jours en danger. Et disparaît quelques jours plus tard.Revenu dans sa Suède natale, Wallander reprend du service pour cette affaire et découvre que toute cette affaire est peut-être liée à un homme bien énigmatique…

Si je pouvais résumer ce policier en un mot, ce serait « Mouais ». On se doute très vite des dessous de l’histoire et le reste du récit est un marathon de Wallander, certes attachant dans ses angoisses existentielles bien naturelles, mais vite agaçant.  L’inspecteur fétiche de l’auteur n’a pas le mordant d’un Poirot (oui je sais, je le mentionne pour la seconde fois mais j’aime beaucoup Poirot) ou encore d’un Holmes.  On assiste à l’enquête comme un Dieu omniscient qui n’attend que que les protagonistes découvrent ce qu’il sait déjà… Le suspense n’est pas très efficace, le récit est plutôt long et l’auteur ménage ses effets pour finalement achever le roman de manière prévisible et traditionnelle. Le personnage clé de l’histoire, oui, oui, cet homme qui sourit recèle peu de mystères qui soient réellement innovants. Un récit qu’on a tôt fait d’oublier mais qui est tout de même doté de scènes intéressantes et d’un style assez fluide.

Fiche technique :
Auteur : Henning Mankell
Année : 2005
Genre : Policier
Ma note : ♥ Dans le genre suspense, j’ai vu beaucoup mieux.

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