Nodame Cantabile : du classique et de l’humour

Chiaki et Nodame, les deux héros de Nodame Cantabile

A la recherche d’un jousei (un manga pour femmes) à la hauteur de Nana – qui est toujours en hiatus à cause des problèmes de santé de son auteur, Ai Yazawa – je suis tombée sur un anime du nom de Nodame Cantabile. Un thème similaire, la musique. Et comme souvent dans les jousei, de jeunes femmes qui se cherchent.

J’ai tout de suite accroché. Le premier épisode est hilarant. Nodame, notre héroïne, qui joue du piano comme une chanson (Cantabile) de façon brute et désordonnée, est aussi désordonnée dans la vie de tous les jours. Son appartement est une véritable déchetterie et, peu encline à jouer comme il le faut ses sonates de Beethoven, elle préfère composer des chansons sur le thème des pets.  Elle nous est présentée du point de vue de son sempaï, le beau et talentueux (mais un peu pédant) Chiaki, qui s’avère être son voisin de pallier. Quand il s’agit de Nodame, Chiaki ne sait pas s’il doit être excédé, dégoûté ou blasé. Mais ce qu’il sait, c’est qu’elle est un diamant brut, et que dans sa façon de jouer si déconcertante, il y a quelque chose… et il ne va pas laisser passer ça.

Nodame tombe très vite amoureuse de son sempaï (dès le premier épisode), malgré le fait qu’il la (mal)traite souvent. Les situations entre les deux personnages sont très absurdes et très drôles. Mais au fil de l’histoire, l’on s’aperçoit que sous ses airs un peu bêtas et naïfs, Nodame est en grande souffrance et pleine de doutes. Elle va devoir persévérer malgré son talent, et c’est traité de façon plutôt réaliste.

Quant à Chiaki, pianiste et violoniste virtuose ayant étudié auprès de son maître l’italien Viera en Europe, ce qu’il veut lui, c’est être chef d’orchestre. Seulement, à la suite d’un accident d’avion qui le laisse traumatisé, il ne peut plus retourner auprès de son maître. Avec l’aide notamment de Nodame, il va monter dans leur école un orchestre avec une pléthore de personnages loufoques, et surtout une BO géniale pour les amateurs de musique classique.

En passant par une réinterprétation géniale du Rhapsody in Blue de Gershwin, le Boléro de Ravel, l’Isle Joyeuse de Debussy, et Schubert, et Mozart, et Chopin, une grande attention est portée à la musique, et chaque instrument a son personnage.

Pour l’anecdote, pour créer notre héroïne, la mangaka Tomoko Ninomiya s’est inspirée d’une Nodame en chair et en os, une de ses connaissances qui l’a beaucoup épaulée dans la création du manga.

Malheureusement, en ce qui concerne la version papier, elle n’a jamais été intégralement publiée en France (13 volumes sur les 23). L’anime, quant à lui, compte trois saisons, et a l’avantage d’enchanter nos oreilles.

Si ça vous intéresse, vous trouverez juste en dessous l’extrait vidéo de Rhapsody in Blue.

Posté dans animation japonaise, musique.

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